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Agents IA23 septembre 2026 10 min

Coécrit par Ady Gueye et adybot

Agents Claude Code : 5 façons de travailler à plusieurs et 3 prompts à copier

Une seule conversation, ou plusieurs agents ? La documentation de Claude Code décrit cinq façons de travailler sur plusieurs tâches à la fois, classées par le degré d’implication que vous gardez : diriger chaque conversation vous-même, ou laisser votre session coordonner un groupe d’agents. Ce guide accompagne l’épisode vidéo “Les agents de Claude Code : ce que dit vraiment la documentation”. Il suit la documentation dans l’ordre, avec ce que nous en faisons chez Adygital pour des PME, et il donne les trois prompts annoncés dans la vidéo.

Regarder l’épisode sur YouTube

1. Le sous-agent : une tâche à part, un résumé qui revient

La documentation définit le sous-agent comme un agent délégué dans votre session, qui exécute une tâche secondaire dans son propre contexte et renvoie un résumé. À utiliser quand une tâche inonderait la conversation principale avec des résultats de recherche, des journaux ou des contenus de fichiers que vous ne relirez jamais. Un sous-agent ne sert pas d’abord à aller plus vite : il sert à garder la conversation propre.

Comme un skill, un sous-agent est un fichier Markdown : un en-tête avec le nom, la description (c’est elle que Claude compare à votre demande pour décider de déléguer), les outils autorisés et le modèle ; puis le corps, les instructions du sous-agent. Il se range dans le projet (dossier .claude/agents), sur votre poste, dans un plugin, ou il est déployé par l’organisation. Il démarre avec un contexte vide : il ne voit ni votre historique ni les fichiers déjà lus, Claude lui écrit un message qui résume la tâche. L’exception est le fork, un sous-agent qui hérite de toute la conversation. Dans les deux cas, seul le résultat final revient.

Chez Adygital, notre plugin de formation contient sept sous-agents écrits ainsi : vérificateur de sources, relecteur de livrable, challengeur commercial, et les autres. Règle maison : l’agent qui contrôle ne corrige pas. Le relecteur et le vérificateur n’ont pas de droit d’écriture.

2. La vue agent : des sessions en arrière-plan, un seul écran

Le sous-agent travaille à l’intérieur d’une session. La vue agent est l’étage au-dessus : plusieurs sessions Claude Code complètes qui tournent en arrière-plan, et un seul écran pour les voir toutes, regroupées en trois familles : celles qui ont besoin de vous, celles qui travaillent, celles qui ont terminé. La boucle tient en quatre gestes : ouvrir la vue agent, taper une tâche (chaque tâche lance sa propre session), jeter un coup d’œil à une ligne pour lire sa dernière sortie ou répondre à sa question, et s’attacher si vous voulez la conversation complète.

Un détail qui rassure quand on gère un dépôt : avant de modifier le moindre fichier, une session en arrière-plan se déplace dans son propre worktree, une copie de travail isolée, et pousse ensuite son travail sur une branche, jamais sur la branche principale. Deux limites posées par la documentation elle-même : la vue agent est un aperçu de recherche, et chaque session consomme votre quota comme une session interactive.

3. L’équipe d’agents : une session chef coordonne, et c’est expérimental

Ici, une session joue le chef d’équipe : elle découpe le travail, assigne les tâches et synthétise les résultats. Les coéquipiers sont chacun une session complète, avec sa propre fenêtre de contexte ; ils partagent une liste de tâches, s’écrivent directement par une boîte aux lettres, et vous pouvez parler à n’importe lequel sans passer par le chef. La documentation compare : un sous-agent rend compte à celui qui l’a lancé ; un coéquipier se coordonne avec les autres, partage ses conclusions et les conteste. Le coût suit, chaque coéquipier étant une session complète.

Quand est-ce que ça vaut le coup ? Quand l’exploration parallèle apporte une vraie valeur : une relecture sous plusieurs angles, des hypothèses concurrentes pour un bug, un module par coéquipier. Les garde-fous de la documentation : c’est expérimental et désactivé par défaut ; trois à cinq coéquipiers ; aucune isolation par worktree, donc chacun doit posséder ses propres fichiers ; les demandes de permission remontent au chef. Chez Adygital, nous réservons l’équipe à la recherche. Pour le quotidien d’une PME, un sous-agent bien délimité et vérifié fait mieux, pour bien moins cher.

4. Le workflow dynamique : le plan passe dans un script

Avec les sous-agents, les skills et les équipes, c’est Claude qui décide tour par tour, et chaque résultat atterrit dans une fenêtre de contexte. Avec un workflow, c’est le script qui décide : Claude l’écrit pour la tâche que vous décrivez, un moteur l’exécute en arrière-plan, les résultats intermédiaires vivent dans ses variables, et votre conversation ne reçoit que la réponse finale. L’échelle change aussi : des dizaines à des centaines d’agents par exécution.

Ce qui fait la valeur : des agents indépendants peuvent contester les conclusions des autres avant qu’elles ne vous soient rapportées. Un résultat qui a survécu à une contradiction vaut plus qu’une seule passe. Le script est une procédure écrite noir sur blanc : vous pouvez la relire, la relancer (les agents terminés rendent leur résultat sauvegardé) et l’enregistrer comme commande. Les limites sont écrites : seize agents en même temps par défaut, mille par exécution. Et un conseil que nous suivons à la lettre : lancer d’abord le workflow sur un petit échantillon pour juger le coût.

5. Choisir, avec les worktrees et la messagerie entre sessions

La documentation donne trois questions. Qui coordonne le travail ? Votre conversation, qui délègue : sous-agents. Vous, avec des tâches indépendantes que vous revérifiez plus tard : vue agent. Une session chef et ses coéquipiers : équipes d’agents. Un script : workflows. Les agents ont-ils besoin de se parler ? Alors la messagerie entre sessions. Touchent-ils les mêmes fichiers ? Alors les worktrees.

Un worktree est une copie de travail séparée du même dépôt, avec sa propre branche : ce qu’une session y modifie ne touche jamais les fichiers d’une autre. On peut le demander pour un sous-agent en une ligne dans son fichier (isolation: worktree), et Claude Code fait respecter l’isolation avec quatre vérifications qui bloquent toute modification, commande ou redirection git vers l’extraction principale. La messagerie entre sessions permet à une session d’écrire à une autre, sur la même machine ou ailleurs. Un message est du texte qu’une session écrit à une autre, jamais l’historique ni les fichiers de l’expéditeur ; il ne peut rien approuver à votre place, ne change ni les permissions ni la configuration, et une commande dedans reste du texte.

C’est ainsi que la vidéo elle-même a été produite : une conversation principale écrit le script et garde la main sur les mots ; elle délègue à des sous-agents tout ce qui produit du volume (captures de la documentation, recadrages, rendus de test, vérifications), chacun revenant avec un rapport de quelques lignes. Nos règles tiennent en quatre lignes : le volume aux sous-agents, l’écriture reste dans la conversation ; l’agent qui contrôle ne corrige pas ; un agent qui modifie des fichiers travaille dans sa copie, rien ne fusionne sans notre accord ; chaque agent en plus multiplie les tokens, on commence par un échantillon.

Prompt 1 : créer un sous-agent relecteur en lecture seule

À lancer dans un projet où des livrables partent chez des clients. Claude écrit le fichier du sous-agent, avec une description qui le déclenche au bon moment et des outils limités à la lecture. Le prompt, à copier tel quel :

Crée un sous-agent de projet dans .claude/agents/ nommé relecteur. Son rôle : relire un livrable avant envoi à un client, vérifier que les chiffres sont cohérents d’une page à l’autre, que chaque promesse est tenue plus loin dans le document, et qu’aucune phrase ne reste floue. Il est en lecture seule et ne modifie rien. Il rend une liste de défauts classés par gravité, avec la phrase concernée. Écris sa description à la troisième personne, avec les mots que j’emploierais pour le demander.

Prompt 2 : vérifier un document par contradiction

À lancer sur un rapport, une proposition ou une étude qui avance des chiffres. Le workflow met un agent par affirmation, puis un second agent qui n’a pas vu le premier et tente de réfuter ; l’échantillon des deux premières pages sert à juger le coût avant de continuer. Le prompt :

Utilise un workflow pour vérifier chaque affirmation chiffrée de ce document. Un agent par affirmation cherche la source exacte. Puis un second agent, qui n’a pas vu le premier, essaie de réfuter chaque conclusion. Ne garde que ce qui survit, et liste le reste comme non vérifié plutôt que faux. Fais-le d’abord sur les deux premières pages pour que je juge le coût.

Prompt 3 : trois tâches en parallèle, isolées, résumé seul

Celui que nous utilisons le plus. Trois tâches indépendantes partent dans trois sous-agents, chacun dans son worktree, et seule une synthèse revient dans la conversation ; la fusion reste une décision humaine. Remplacez les crochets par vos tâches. Le prompt :

Ces trois tâches sont indépendantes : [tâche A], [tâche B], [tâche C]. Lance-les en parallèle dans des sous-agents séparés, chacun dans son propre worktree pour qu’ils ne touchent jamais aux mêmes fichiers. Ne me remonte que le résumé de chacun : ce qui est fait, ce qui reste, ce qui t’a bloqué. Tu ne fusionnes rien sans mon accord.

Sources consultées

Anthropic, Exécuter des agents en parallèle : https://code.claude.com/docs/fr/agents. Créer des sous-agents personnalisés : https://code.claude.com/docs/fr/sub-agents. Gérer plusieurs agents avec la vue agent : https://code.claude.com/docs/fr/agent-view. Orchestrer des équipes de sessions : https://code.claude.com/docs/fr/agent-teams.

Orchestrer des sous-agents à grande échelle avec des workflows dynamiques : https://code.claude.com/docs/fr/workflows. Exécuter des sessions parallèles avec worktrees : https://code.claude.com/docs/fr/worktrees. Messagerie entre vos autres sessions Claude Code : https://code.claude.com/docs/fr/cross-session-messaging. Chaque affirmation de ce guide se retrouve dans l’une de ces pages ; les exemples et les règles maison viennent de la pratique Adygital.

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